CE AFP : bilan 2009-11 : Facebook et l’opossum qui louche

Emmanuel Hoog considère le lancement par l’AFP de pages «Facebook» en français et en anglais comme une initiative stratégique. Sans forcément condamner l’initiative en tant que telle, je ne suis d’accord ni avec son caractère stratégique ni avec la formule choisie pour la lancer. Je l’ai dit lors de cette même réunion du 16 décembre 2010, prenant comme exemple la présentation dans la page «Facebook» de l’agence d’une photo animalière insolite :
«Vous avez plusieurs personnes qui sont maintenant mobilisées pour entretenir des pages sur Facebook et Twitter. Est-ce que ces personnes se sont penchées sur le cas de l’opossum du zoo de Leipzig qui louche ? 17 internautes «aiment» cette photo ! Ce sont des produits qui sont revus non seulement par le desk multimédia, mais aussi par une personne à la rédaction en chef ainsi que par la rédaction en chef en tant que telle ! Je ne dis pas que c’est inintéressant pour l’AFP de publier la photo de l’opossum qui louche… Mais qu’on ait des gens chargés de gérer les échanges avec les internautes ; le premier dit « il est en train de pousser », le deuxième dit « il est en train de chier ! », un autre demande combien il pèse… Est-ce que l’AFP – qui intervient ici en tant qu’Agence France Presse – va poster un message pour dire « l’opossum pèse tant » ? Parmi les 17 personnes qui «aiment» cette photo, il y en a une qui l’aime tellement qu’elle a copié l’image pour en faire l’icône de son profil Facebook. C’est permis ou ce n’est pas permis ? En tout cas, quel est le but ? Cette histoire de Facebook …/… n’a rien à voir avec la stratégie de l’AFP. Ce ne sont pas les gens qui fréquentent Facebook qui vont acheter les produits de l’AFP.»
Sur ces questions, cf. également le compte rendu SUD daté du 21 décembre 2010.

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